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samedi, 19 mai 2007

Un début à tout

Me voilà installée dans ma cuisine, au calme, Lilou dort à l’étage, Titou est dans le jardin avec son père… bref un petit moment de calme pour cette première note ça fait pas de mal !
Bien que je n’aie pas encore consultée le “sos nulle en blog”, je suis une novice dans ce genre de communication. Difficile de savoir où peut s’arrêter la confession. Je ne tomberai pas dans le mélo, je suis une pauvre femme au foyer désespérée (si vous voyez ce que je veux dire !), juste envie de dire un peu ce qui me trotte dans la tête, envie de me remettre à écrire et peut-être de partager avec vous quelques réflexions hautement philosophiques… non je rigole!

J’ignore totalement ce que signifie toutes ces lettres bizarres au haut de la note ? Vous le savez vous?

J’ai tenté de bosser un peu ce matin sur le projet d’édition de l’oeuvre de George Sand. J’ai en charge un roman et je dois rédiger l’introduction générale, les notes, les variantes. Travail intéressant mais un peu stressant car le projet s’adresse à des universitaires et il faut paraitre intelligent. J’ai donc l’intention de vous raconter un peu les péripéties de ce projet mené par Béatrice Didier, prof à l’école normal de Paris, la célèbre rue d’Ulm… Lundi, réunion pour faire le point. On y retrouve les têtes pensantes sandiennes, c’est à la fois stimulant et angoissant, toujours la peur de ne pas être à la hauteur de l’ambition. J’ai toujours voulu faire parti de ce genre de projet. Toute petite sur les fiches de rentrée j’écrivais que je voulais être écrivain ou actrice. Cette seconde option a été abandonnée devant mes faibles prestations, la première m’a finalement sourit lors d’un colloque international sur Sand où le projet d’édition a été lancé et où je me suis jetée à l’eau. Ecrire, être éditée, le rêve d’une petite fille qui se réalise… le tout est d’être à la hauteur de ses ambitions.
Si vous connaissez les romans de David Lodge vous comprendrez certainement mieux ce que je veux dire. Il y a les petites rivalités, les regards qui en disent long, les froncements de sourcils, les bruits de couloirs après la communication d’un “collègue”, les jeunes nanas agrégées qui vous regardent de haut, vous adressent à peine la parole etc etc. Bien sûr il ya aussi des femmes exceptionnelles qui vous font découvrir des aspects d’une oeuvre que vous ne soupconniez même pas. Et puis il y a ceux avec qui vous sympathisez et qui vous racontent un peu leur vie. Ces femmes qui, vers soixante ans ont vu leur homme, prof de fac, partir avec la petite étudiante en thèse… un monde à part vous dis-je!
On pourrait penser que dans ce monde de la littérature, de la pensée, les rapports entre les êtres sont moins mesquins, et finalement on a tort, la nature humaine est ce qu’elle est, partout, et dans n’importe quel milieu, reste donc la littérature, les mots, les idées.

Bienvenue à vous.

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