dimanche, 25 janvier 2009

A nos plumes !!!

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jeudi, 16 octobre 2008

Une page de littérature (sans logiciel)

balzac2.jpgUn petit passage de La Cousine Bette de Balzac, ou comment être artiste ne va pas de soi !!

" Celui qui peut dessiner son plan par la parole, passe déjà pour un homme extraordinaire. Cette faculté, tous les artistes et les écrivains la possèdent. Mais produire! mais accoucher! mais élever laborieusement l'enfant, le coucher gorgé de lait tous les soirs, l'embrasser tous les matins avec le coeur inépuisé de la mère, le lécher sale, le vêtir cent fois des plus belles jaquettes qu'il déchire incessamment; mais ne pas se rebuter des convulsions de cette folle vie et en faire le chef-d'oeuvre animé qui parle à tous les regards en sculpture, à toutes les intelligences en littérature, à tous les souvenirs en peinture, à tous les coeurs en musique, c'est l'Exécution et ses travaux. La main doit s'avancer à tout moment, prête à tout moment à obéir à la tête. Or, la tête n'a pas plus les dispositions créatrices à commandement, que l'amour n'est contenu.

[...]

Aussi le travail est-il une lutte lassante que redoutent et que chérissent les belles et puissantes organisations qui souvent s'y brisent. Un grand poète de ce temps-ci disait en parlant de ce labeur effrayant: - Je m'y mets avec désespoir et je le quitte avec chagrin.

Que les ignorants le sachent! Si l'artiste ne se précipite pas dans son oeuvre, comme Curtius dans le gouffre, comme le soldat dans la redoute, sans réfléchir; et si, dans ce cratère, il ne travaille pas comme le mineur enfoui sous un éboulement; s'il contemple enfin les difficultés au lieu de les vaincre une à une, à l'exemple de ces amoureux des féeries, qui, pour obtenir leurs princesses, combattaient des enchantements renaissants, l'oeuvre reste inachevé, elle périt au fond de l'atelier, où la production devient impossible, et l'artiste assiste au suicide de son talent."

 

La Cousine Bette, H. de Balzac, pp.231/232, éd. Folio !

 

 

mardi, 02 septembre 2008

Pour moi aussi c'est la rentrée !

Et oui, moi aussi j'ai rechaussé mes petites lunettes d'étudiante et je me suis attablée, bien disciplinée, devant mon ordinateur afin de reprendre mon dur labeur !

 

 

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Le problème est de savoir par où commencer !!!! C'est bien beau de bosser chez soi, mais l'organisation en est la pièce maîtresse. Je me suis dit, quel est le plus urgent? ce que je dois achever en premier : l'article pour le Dico Sand.

 

 

 

 

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Le café dans ma tasse préférée, mes petites clopes pour m'aider à me concentrer (oui bon ça va je fume mais pas beaucoup, et pas tout le temps!), je suis parvenue à travailler presque trois heures de façon assez satisfaisante, tout en, de temps en temps jetant un coup d'oeil sur mon blog, histoire de pas trop perdre le fil! Bref après ce petit travail de perfectionnement, je me sentais assez contente de moi, disons plutôt qu'il me semblait que cette dernière mouture était plus satisfaisante! Pour les nouveaux vous apprendrez que les nouvelles moutures sont endémiques chez moi... elles reviennent régulièrement et inlassablement... j'ai un peu du mal à conclure, si vous voulez tout savoir !

Je vous passerai la récupération des Loulous, le repas, le débarrassage, le coucher d'Eliot, l'accompagnement d'Antoine....

 

 

Bref à 13h35 précises j'étais de nouveau à mon poste. Mais là soudain le doute me saisit !!!! Il faudrait aussi que je recopie mes notes sur Balzac, les citations prises dans Illusions Perdues et La Cousine Bette, et puis que je lise Le Père Goriot. J'ai donc commencé par recopier quelques citations et puis, parce que ce n'est pas un exercice très excitant, j'ai voulu relire ma mouture, histoire de voir si peut-être il n'y aurait pas des petites corrections à faire. Je clique, reclique, rereclique et là !!!! que vois-je ?????????? la mouture d'avant la mouture !!!!! bref mon texte tel qu'il était AVANT mes 3 heures de travail de ce matin !!!!!

un frisson me parcourt, l'incompréhension me saisit, je ne peux concevoir l'inacceptable : je clique, j'ouvre tout et vais même fouiller dans la poubelle !!!! rien, aucun trace de ma nouvelle mouture!!!!

La mort dans l'âme je me suis résignée (après avoir hurlé à la mort, juré comme un charretier, failli balancer mon ordi mini par la fenêtre, m'être flagellée, insultée, traitée de tous les noms!!!), et il a bien fallu tout reprendre avant d'avoir tout oublié!

J'ai donc passé 1h30 à tenter de tout réécrire comme mon premier jet, mais même Sand reconnaît que réécrire et plus difficile qu'écrire!!! c'est vous dire ! Je suis donc parvenue à une nouvelle mouture, mais que je juge bien moins satisfaisante que l'ancienne nouvelle mouture, ce qui sous-entend qu'il y aura sans doute une nouvelle mouture de la nouvelle mouture... ça va vous suivez !?

Après ce remu-méninges, je me suis affalée sur mon canapé afin de poursuivre ma lecture du Père Goriot, saine lecture, même si le début est surtout marqué par la description de la pension Vauquer, puis de madame vauquer, puis des pensionnaires de la pension Vauquer! Mais l'évocation de Rastignac me procure des frissons... de plaisir cette fois... dans tout le corps ! Puis ce fut l'heure de l'école!!!!

Voilà comment s'est donc déroulée ma rentrée à moi... la vie est dure !!!!

mardi, 05 août 2008

Balzac le retour

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Histoire de profiter des vacances intelligemment, j'ai emporté dans ma valise un roman de Balzac dont l'histoire se déroule sur mon lieu de vacances : Guérande. Il s'agit du roman intitulé "Béatrix". En fait c'est le premier roman de Balzac que j'ai lu, je l'avais choisi un peu bêtement parce que ma meilleure amie s'appelle Béatrice, j'avais, je crois entre 14 et 15 ans! Mais finalement ce roman présageait déjà mes recherches futures puisque figurez-vous que les personnages sont inspirés par George Sand, Marie d'Agoult et Lizst ! c'est pas extraordinaire ça comme coïncidence !

Balzac a créé le personnage de Félicité des Touches à partir de George Sand. On retrouve ce personnage également dans "Illusions perdues". Voilà ce qu'il en dit :

" Il vit passer une fille sublime, mademoiselle des Touches, si connues sous le nom de Camille Maupin, écrivain éminent, aussi grande par sa beauté que par un esprit supérieur, et dont le nom fut répété tout bas par les promeneurs et par les femmes" (Illusions perdues, p.134, le livre de poche)

Il faut aussi faire remarquer qu'un personnage nommé Maupin est l'héroïne du roman de Théophile Gautier "Mlle de Maupin", en l'occurence elle se prénomme Julie, mais a la particularité de se faire passer pour un homme, ce qui fait aussi partie de la légende de Sand ! Ca me fait penser que je devrais aussi relire ce roman que j'avais beaucoup aimé! je faudra que je fouille dans ma bibliothèque pour le retrouver !

 

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Vous pouvez donc aussi retrouver Sand chez ces contemporains ! Il y aurait toute une étude à faire sur ce personnage littéraire inspiré par Sand, je me souviens vaguement qu'un de mes profs avait écrit un bouquin  sur l'androgyne, dans lequel il évoquait ce phénomène, il faudra que je vous retrouve ça une fois rentrée !