vendredi, 16 janvier 2009

George ressuscita le 4ème matin !

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Au 4ème matin, George sortit de son lit et se dit : "tiens, je me sens beaucoup mieux!".

Et oui tout arrive, me voici donc régaillardie, alerte même pourrai-je dire enfin, et au comble de la joie quand les 2 pieds sur ma balance celle-ci m'annonce -3kg!!! elle est gentille ma balance, elle n'a pas voulu me contrarier un jour comme aujourd'hui ! Je sentais bien que mon visage s'était légèrement affiné et que mon jean recommençait à flotter sur mes hanches, ouf enfin les kg descendent, je commençais à désespérer !

D'abord je voulais toutes vous remercier sincèrement pour vos commentaires, comme toujours vous avez été toutes présentes et d'un grand soutien durant ces 4 jours merci donc encore, vous êtes des amours !

Changeons de sujet à présent, la maladie, il ne faut pas trop lui donner d'importance sinon elle fait son intéressante!


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Hier, je me suis fait un petit plaisir télévisuel: à la "Grande librairie" sur France 5, j'ai suivi avec intérêt et les yeux énamourés, l'interview de Paul Auster. Non seulement j'aime cet auteur pour ses livres que je ne cesse de redécouvrir, mais j'aime aussi l'homme. Ce charme de grand brun ténébreux, et même à 62 ans (je crois!), Paul est magnifique ! Avec son accent américain, il a parlé longtemps de sa vie, de ses romans, et j'ai eu envie de tout lire, de tout découvrir ou redécouvrir! Sa vie semble toujours avoir été tournée vers les livres, la littérature: il a commencé par écrire de la poésie, a fait des traductions, puis s'est mis aux romans ! Il nous a raconté sa rencontre avec Samuel Beckett ("il était très gentil"!); comment il a vécu le 11 septembre; quelle désespérance cet évènement a produit en lui, comment il n'a plus pu écrire pendant 6 mois...

J'ai repensé aussi à cette blogueuse qui m'avait raconté l'avoir croisé à Paris dans le métro alors qu'elle était justement en train de lire un de ses romans! Il était assis en face d'elle, ils ont commencé à parler ensemble, elle lui a dit qu'elle devait aller à New York dans quelques temps, il lui a laissé ses coordonnées et elle est allée le voir chez lui! voilà, c'est tout simple et en même c'est magique, comme ses histoires, des rencontres de hasard, des gens qui se croisent, qui se parlent, qui mêlent leur destin...

J'ai parfois regretté les questions un peu terre à terre du journaliste, mais lui répondait gentillement (tiens! comme Beckett!), et puis ce qui était intéressant c'était ses réponses, même si la question était parfois stupide ! J'ai notamment adoré cette phrase : "Les écrivains ne savent pas vraiment ce qu'ils font"... c'est ça, tout est là, l'écriture est incertaine. Il a également beaucoup parlé du style, de la difficulté de trouver SON style, de se débarrasser de l'influence des autres auteurs, des grands auteurs que sont pour lui : Shakespeare, Dickens et Joyce. Et puis comment soudain, à la mort de son père, quand il s'est mis à écrire "L'Invention de la solitude", il a trouvé sa voix, son style !
J'aurais aimé savoir quels sont les auteurs français qui comptent pour lui, mais le journaliste n'a pas eu la présence d'esprit de lui poser la question! dommage!

Je ne sais pas si vous avez vu cette émission, si oui, dites-moi ce que vous en avez pensé !

samedi, 01 novembre 2008

Lecture pour le BLOGOCLUB

 

Vous savez sans doute que je participe au BLOGOCLUB!! Mais qu'est-ce vous dîtes-vous?? Il s'agit d'une communauté de blogueurs qui, tous les deux mois, proposent la "critique" d'un roman qu'ils ont tous lu. Leur "critique" paraît toute le même jour ce qui permet d'avoir de nombreux avis différents sur le même ouvrage.

En ce 1er Novembre, il s'agit donc de ma première contribution. Nous avions à lire : Brooklyn Follies de Paul Auster.

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Paul Auster est une vieille connaissance, un auteur que je croise de temps en temps, et vers lequel aussi je reviens. Aussi quand j'ai su que nous avions à lire Brooklyn Follies j'ai été heureuse de ce choix et je me suis jetée dessus, et cette lecture remonte déjà à plus d'un mois...

Il y a des auteurs qui ont cette rare capacité à transporter leur univers à chaque nouveau roman ! C'est toujours différent et pourtant il y a cette touche, ce style, cette façon de raconter qui est purement Austérien...

Mais avant de vous dire ce que j'en ai pensé, peut-être faut-il vous dire de quoi parle ce roman! voici ce qu'en dit la 4ème de couverture :

" Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude ne l'empêchent pas d'aborder le dernier versant de sa vie avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il entreprend d'écrire un livre dans lequel seraient consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires mais aussi celles des gens qu'il a croisés, rencontrés ou aimés. Un matin de printemps de l'an 2000, dans une librairie, Nathan Glass retrouve son neveu Tom Wood, perdu de vue depuis longtemps. C'est ensemble qu'ils vont poursuivre le rêve d'une vie meilleure à l'hôtel Existence..."

Il ne faut pas trop se fier aux 4ème de couverture, d'ailleurs une fois que vous lisez ou avez lu le roman en général on ne s'en souvient plus de cette 4ème de couverture !

Ce que cette 4ème de couverture ne saisit pas c'est précisément la touche d'Auster, cette façon de jouer sur les patronymes, sur leur signification, la façon de mettre en scène les hasards de la vie, mais aussi la façon qu'il a de créer des personnages qui vivent réellement, que vous avez l'impression de connaître, cette façon de mettre en présence des individus différents, ayant chacun une histoire propre, une certaine folie aussi, et qui chacun aide l'autre, comme une famille recomposée !

En dehors de l'histoire en elle-même, Paul Auster est un écrivain qui sait jouer avec l'illusion romanesque, la manipuler, la rompre comme au chapitre intitulé "Une soirée de bonbance" où tout à coup le roman prend la forme d'un dialogue de théâtre, et que l'auteur surgit :

"L'auteur est d'avis que seules les paroles prononcées par les personnages désignés ci-dessus sont d'une quelconque importance dans le récit. Pour cette raison, il n'y aura ni description des vêtements qu'ils portent, ni commentaires des mets qu'ils vont manger..."

La surprise, l'étonnement, l'envie d'aller plus loin, de savoir vous prennent, et le livre se déroule de lui-même et vous emporte...

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8/ 10