dimanche, 11 janvier 2009
Challenge ABC 2009 : W
Comme Promis ce matin : première critique pour le Challenge ABC 2009 !
J'ai un peu commencé par la fin puisque le premier auteur que j'ai lu est :
Julie Wolkenstein avec son roman "L'Excuse" paru en septembre 2008 chez P.O.L.
Lise revient dans la maison de sa "tante" (en fait la deuxième épouse de son père): elle y retrouve les souvenirs de son premier été quand elle fut accueillie après la mort de sa mère. Elle avait alors rencontré son "cousin" Nick, qui souffre d'une maladie incurable, et l'ami de celui-ci Charles. Description de la jeunesse dorée des Etats-Unis dans les années 80 : parties de tarot, discussion autour de la littérature, alcool et canabis!
Ce retour de Lise dans cette maison est lié à la mort de Nick, qui lui a légué 3 cartons contenant différents documents, et notamment un manuscrit intitulé : "Déjà vu", dans lequel il tente de démontrer les parallèles entre l'histoire de Lise et celle de l'héroïne du roman de Henry James "Portrait de femme".
Le roman oscille donc entre flash-back, extrait du manuscrit et temps présent où Lise, veillie, à la retraite, renoue avec son passé.
Mon Avis
Au début mon avis était partagé, léger malaise mais en même temps une envie d'en savoir plus. L'atmosphère est un peu pesante, on sent la mort, la maladie, la vieillesse, les désillusions mais le tout est contre-balancé par des souvenirs très lumineux de jeunesse et d'une certaine insouciance!
De plus, un certain suspens est ménagé: des prénoms apparaissent sans que l'on sache encore de quel personnage il s'agit et comment ils vont intervenir dans l'histoire; la lecture du manuscrit laisse sous-entendre des énigmes qui seront explicitées plus loin... le roman prend, petit à petit les aspects d'une enquête!
C'est un roman très construit, on sent chez l'écrivain la prof de littérature qui maîtrise les codes du roman! Ce qui est intéressant ce sont les différentes mises en abyme :
- le récit de Lise au présent
- le récit des souvenirs de Lise
- le récit de Nick dans "Déjà Vu"
- le parallèle avec le roman de James
Il y a donc 4 niveaux de lecture, voire 5 si l'on considère le roman que l'on est en train de lire!
C'est ce que l'on appelle un roman-gigogne! ce roman, qui se présente comme un jeu littéraire est cependant un peu plus profond que cela! Lise est un personnage intéressant, une femme intelligente, vivante à laquelle on s'attache! Le personnage de Nick, plus énigmatique rappelle les personnages de James ou de Thomas Hardy dans son roman "La Montagne magique".
Cependant la construction paraît parfois artificielle. On est loin par exemple des jeux de hasard d'un Paul Auster; on sent la construction et surtout dans les dernières pages, le trait est trop prononcé, on n'avait peut-être pas besoin qu'on nous mette les points sur les I.
Finalement Lise n'est qu'un personnage de roman manipulé par Nick, auteur omnicient et omniprésent qui réécrit sa vie; c'est le grand manipulateur, l'auteur, l'écrivain à la Balzac. Lise parle à travers lui comme un personnage incarne les pensées de son auteur.
L'idée est donc bonne mais son traitement aurait demandé plus de finesse.
A propos de l'auteur
Julie Wolkenstein est née en 1968, elle est la fille de Bertrand Poirot-Delpech. Elle enseigne la littérature comparée à l'université de Caen. "L'Excuse" est son cinquième roman. Elle s'est fait connaître notamment avec son troisième roman "Colloque sentimental" paru en 2001, dans lequel déjà elle faisait état de son amour pour la littérature (notamment Wilkie Collins) et son attachement au milieu universitaire. Elle a beaucoup travaillé sur l'oeuvre de Henry James (a notamment édité "Le tour d'écrou") dont elle est spécialiste depuis sa thèse.
J'espère que cette critique vous donnera envie de découvrir cette auteure!


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| Tags : challenge abc 2009, wolkenstein, l'excuse |
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samedi, 30 août 2008
Rentrée littéraire 2008, 2 le retour
Entre hier et aujourd'hui je me suis fait plaisir : j'ai fait deux descentes en librairie. Tout d'abord hier, petite descente express avec mes deux loulous derrière mes talons. J'ai inauguré une nouvelle librairie. Là une dame charmante, la libraire, m'a gentillement renseigné et surtout elle fait partie de ces librairies qui lisent les livres qu'ils vendent! Je suis donc ressortie avec le dernier roman d'Alice Ferney Paradis conjugal, ainsi qu'un roman de Jean-Paul Dubois Kennedy et moi, conseillé par la libraire et dont j'avais vu l'adaptation au cinéma.

Ce matin, j'ai remis ça. Accompagnée d'Antoine, je me suis donc rendue à la librairie préférée "La Griffe noire" dont je vous ai déjà parlé dans une note précédente. Antoine a filé au rayon des livres pour enfants, et j'ai pu déambuler calmement dans les rayons. Après plusieurs hésitations, j'ai donc trouvé Brooklyn Follies de Paul Auster, deux romans de Julie Wolkenstein Happy end et son dernier L'Excuse. J'ai aussi craqué pour Club Dumas de Perez Réverté dont j'ai lu plusieurs romans et que je trouve fascinant. Mon homme ne m'ayant pas accompagnée, il m'avait cependant donné une petite liste, et je lui ai trouvé Codex de Preston. Pour les enfants, car il ne faut pas les oublier : un livre encyclopédique sur les trains pour Antoine, et une belle histoire du petit zèbre Zou pour Eliot.



Je suis ressortie de là heureuse comme une gamine à qui on vient d'acheter une belle poupée. Voir tous ces livres empilés sur ma table de nuit me donne une énergie et une soif de lecture magnifiques ! J'essaierai de vous tenir au courant de l'avancée de mes lectures. M'étant inscrite à un club de lecture blogesque, vous aurez droit à quelques fiches de lecture tous les deux mois au moins sur les romans sélectionnés par ce club !
J'ai commencé hier soir Paradis conjugal, le style introspectif me plait beaucoup, j'ai déjà noté quelques petits défauts mais je vous en dirai plus quand je l'aurai fini !
PS : en cherchant une image de Wolkenstein je me suis rendue compte que c'était aussi l'auteur de Colloque sentimental, un roman que j'avais beaucoup aimé : peinture du milieu universitaire lors d'un colloque, je me souviens qu'elle parlait de Wilkie Collins (autre auteur que j'adore!)... c'est étrange comme on finit par retomber sur les mêmes auteurs... ceux qui correspondent, comme si les affinités s'associaient, tiens!!! c'est presque le titre du roman de Goethe Les affinités électives.... les livres tissent des liens entre eux et entre nous. Le terme TEXTE a d'ailleurs pour étymologie le mot "tissage"...
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| Tags : ferney, auster, dubois, wolkenstein, perez reverté, preston |
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